
Au cours des siècles passés, alors que les frontières ont été établies dans le monde entier, de nombreuses cultures anciennes nomades de la civilisation humaine ont été contraintes d'arrêter de se déplacer, forcées de rester sur leurs terres natales. Ces peuples parcouraient les terres d'Afrique, du Moyen-Orient et d’Amérique du Nord, à travers les continents ne revendiquant jamais aucune propriété, mais en vivant librement, de la terre. Ils chassaient, pêchaient et vivaient dans des zones en fonction des différentes saisons. Lorsque les conditions changeaient, ils déménageaient. L'idée même de posséder des biens était une notion totalement étrangère pour eux. Mais lorsque les premières nations sont apparues, leurs droits fonciers ont disparus, faisant de ces cultures, des nomades. Ainsi, ils ont été dus s'adapter à une vie indésirable et inconnue. Des histoires semblables à celles des populations autochtones à travers le monde sont nombreuses, et certains peuples se battent encore pour leurs droits. Toutefois, l'Europe est rarement considérée dans toutes les polémiques impliquant les peuples autochtones.
Leurs racines culturelles remontent à 10.000 ans, à une époque où la chasse au gros gibier était une nécessité pour survivre au froid d'Europe du Nord. Aujourd'hui, le peuple Sami et leur culture restent intacts. Il est peut être difficile pour beaucoup de croire que ces cultures existent encore en Europe, mais c’est le cas, dans encore quatre pays. En dépit de toutes les avancées modernes de l'Europe, du le monde, les Samis continuent à vivre au sein de communautés ayant un mode de vie traditionnel. La plupart des gens n’en ont tout simplement jamais entendu parler jusqu'à présent.
Avec une population estimée entre 50.000 et 70.000 personnes. Les Samis sont toujours établis en Scandinavie ainsi que les communautés en Norvège, en Finlande et en Suède, tandis qu'une petite population vit en Russie. Bien qu'ils n'aient pas leur propre Etat, les Samis sont reconnus en tant que citoyens au sein de leurs nations et sont officiellement représentés par les parlements scandinaves, où un conseil nordique Sami les représente. Cependant, en Russie, les Samis n’ont pas eu de droits jusqu'à la chute du rideau de fer. Indépendamment des droits, le maintien des traditions est difficile.
Les Samis sont surtout connus comme le « peuple des rennes ». Les arts, la culture, et l'économie impliquent toutes l'animal rendu célèbre par le mythe du Père Noël. En Suède, une grande majorité de la population Sami reçoit encore une portion de leurs revenus du commerce des rennes. Beaucoup ont du toutefois délaisser cette activité afin de chercher du travail dans des pratiques plus modernes en raison de la déforestation et de la construction de barrages hydroélectriques qui laissent de moins en moins de place pour l’élevage des rennes.
Les Samis ne parlent pas les deux langues nationales du pays mais uniquement leurs dialectes traditionnels spécifiques à leurs régions. Cela signifie également que la communication entre cultures est impossible. Cependant, malgré les barrières linguistiques, les Samis en Suède ont accès aux programmes universitaires axés sur leur culture, ainsi qu'en Norvège et en Finlande. Même si le christianisme a été adopté par le peuple, les Sami continuent de pratiquer leur propre religion, qui est étroitement liée à leur nature. En tant que peuple, les Samis ont su perdurer à travers l'histoire. Mais en s'adaptant à une Europe moderne, de nombreux jeunes Sami se sont retrouvés à devoir choisir entre tradition ou vie moderne.
Pour les voyageurs intéressés par la culture Sami, il est possible de visiter les communautés en Suède, où les traditions sont encore pratiquées. Comme les Samis sont connus comme un peuple ouvert aux étrangers, les visiteurs doivent se sentir libres de se présenter à eux et d’être curieux. Les visites effectuées pendant la période de Noël donnent aux gens un regard nouveau sur une culture ancienne toujours pratiquée. Et si vous êtes chanceux, vous apercevrez peut être un renne.


















